Localisation de l'île

 

L’océan Indien.

Le plus petit des trois grands océans de la Terre, bordé à l'ouest par l'Afrique, au nord par l'Asie, à l'est par l'Australie et l'Indonésie, et limité au sud par l'Antarctique. Aucune frontière naturelle ne sépare l'océan Indien de l'océan Atlantique, mais une ligne d'environ 4 020 km reliant le Cap des Aiguilles, à l'extrémité sud de l'Afrique, à l'Antarctique, est généralement considérée comme la limite entre les deux océans

La superficie de l'océan Indien est d'environ 73,4 millions de kilomètres carrés. L'océan, qui se rétrécit vers le nord, est divisé par le sous-continent indien pour former le golfe du Bengale à l'est, et la mer d'Oman, à l'ouest. Celle-ci forme deux bras entourant la péninsule arabique : le golfe Arabo-Persique et la mer Rouge. En moyenne, l'océan Indien a une profondeur d'environ 4 210 m, légèrement supérieure à celle de l'Atlantique! le point le plus profond, à 7 725 m, se trouve au large de la côte sud de l'île de Java. En général, les plus grandes profondeurs se situent dans le secteur nord-est de l'océan, où près de 130 000 km2 de fonds marins sont situés à plus de 5 486 m de profondeur.

Parmi les nombreuses îles de l'océan Indien, les plus grandes sont Madagascar et Sri Lanka. Des petites îles, on retient les Maldives, les Comores, l'île Maurice et la Réunion.

L'océan est alimenté par quelques grands fleuves, dont le Limpopo et le Zambèze du côté africain, l'Irrawaddy, le Brahmapoutre, le Gange, et l'Indus du côté asiatique.

Des ouragans se déchaînent parfois, en particulier à proximité de l'île Maurice, et l'océan est célèbre pour ses vents saisonniers appelés les moussons (renversement saisonnier des alizés), qui déterminent l'essentiel de la pluviométrie de l'Asie du Sud et du sud-est.

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Carte de l'île bourbon 1763 Provenant du cabinet de géographie de Louis XV. Peinture sur soie, d'après une carte dressée à partir de mémoires rédigés par Boucher et Feuilly.

Géographie

L'île, d'origine volcanique, présente un relief tourmenté. Le point culminant, le piton des Neiges, s'élève à 3 069 m, et une grande partie du territoire se situe au-dessus de 1 000 m d'altitude. Les plaines sont limitées pour l'essentiel au littoral.Le climat est tropical, avec une saison des pluies qui dure de novembre à avril et dégénère parfois en violents cyclones. Le chef-lieu est Saint-Denis, également principale ville du département. La population est essentiellement composée de créoles, issus du métissage des populations originelles avec des éléments de populations noire et blanche. Elle comporte également une forte minorité asiatique bien intégrée.

Une île volcanique.

  La Réunion est une île d’origine volcanique d’une superficie de 25 111 Km .Avec l’île Maurice situé à 450 Km au Nord ouest et de  l’île Rodrigue, elle forme l’archipel des Mascareignes.
Elle est située à environ 900 Km de Madagascar et à 10 000 Km de l’Europe. L’île présente un relief tourmenté, Le Piton de Neiges avec ses 3069 m d’altitude en  est le point culminant, une grande partie du territoire se situe au-dessus de 1000 m d’altitude. Les plaines sont limitées pour l’essentiel au littoral

  Population

Le chef lieu est Saint-Denis, également principale ville du département. Département français depuis 1948, l’île  compte aujourd’hui une population de 750 000 habitants répartis en 24 communes. La population est essentiellement composée de créoles, issus du métissage des populations originelles noire et blanche. Elle comporte également une forte minorité asiatique et indien bien intégrée.La Réunion, situé dans l’hémisphère Sud, bénéficie d’un climat tropical avec deux saisons, la saison hivernale plutôt sèche qui dure de mai à septembre et la saison cyclonique plus humide s’étalant d’octobre à avril.L’île est divisée en deux parties. L’un dite partie sous le vent et à pluviométrie faible qui s’étend de la Possession à Saint Pierre, l’autre plus humide et dite partie sur le vent et recouvrant le reste de l’île.

Relief montagneux.

Le relief montagneux de l’île permet par la diversité des climats une diversification des cultures.
Certaines espèces présentes dans les pays au climat tempéré peuvent très bien s’accommoder des températures relativement froides des hauts. C’est ainsi que certaines variétés de pommes, prune, pêches y fructifient correctement. Cette zone est principalement occupée par des forêts primaires.
A mi- hauteur, c’est la production maraîchère et florale qui prédomine, avec des sites comme le piton Hyacinthe surnommé le grenier de l’île et de Dos d’âne à la Possession appelé à une époque le jardin fleuri. Les agrumes y prospèrent.
La zone littorale est la plus propice pour la production maraîchère et fruitière (fruits tropicaux tels que mangues, agrumes, litchi, longanis etc.).
La canne à sucre, culture primordiale dans le département est florissante depuis la bande littorale jusqu’à moyenne altitude.


 

L’héritage de la canne à sucre.

 De longue date, la canne à sucre est la culture principale qui s’est implantée à la Réunion. Plus résistante aux ravageurs, aux maladies et aux conditions cycloniques, supportant mieux les excès d’eau et de plus disposant à une certaine période d’une main d’œuvre à bon marché sinon gratuite (esclave en autres). Elle s’est imposée comme culture prédominante au détriment d’autres cultures comme les productions de coton ou de café disparues depuis. Au fil des années la canne à sucre a su survivre et reste encore aujourd’hui pratiquement la seule culture ayant une portée économique et un poids dans la balance commerciale du département. Derrière la culture de la canne à sucre, le secteur de la production maraîchère connaît une croissance continue.

Vers une diversification obligatoire.

  On assiste à une évolution des mentalités chez les jeunes. La rareté et les prix élevés des terres agricoles y sont certainement pour quelque chose. Chez ces jeunes, plus tentés par une diversification de leur production, la pratique d’autres cultures gagne du terrain. C’est ainsi que l’on voit apparaître des exploitants maraîchers sur les produits jugés inacceptables à une production locale, il y a encore peu de temps (fraises, melons, champignons, muguets, etc.).
L’arboriculture fruitière (mangues, agrumes) a connu un fort développement à partir des années 1970, avec actuellement une production locale important arrivant à saturation.

L’île de la Réunion, avec une population relativement peu importante offre peu de débouchés de consommation face à une production abondante dopée par les bonnes conditions climatologiques et le savoir-faire des producteurs locaux.
C’est l’inconvénient majeur de l’isolement et de l’éloignement avec des marchés potentiels principalement vers l’Europe.
Les pays avoisinants n’offrent pas plus de possibilités d’écoulement, au contraire se sont des concurrents redoutables qui produisent les mêmes produits et à des coûts bien moindres.
L’exportation par voie aérienne sur la Métropole est freinée par un coût de fret élevé et une concurrence déloyale provenant des pays A.C.P, dont le coût de la main d’œuvre ne peut être comparé à celui des pays européens. Seuls quelques-unes une offrant une qualité supérieure pourront s'imposer. C’est le cas par exemple de l’ananas «Victoria » plus apprécié que les mêmes fruits d’origine africaine ou provenant des Caraïbes.
La culture de la canne à sucre restera encore pour plusieurs années la culture prédominante, l’île n’a pas encore atteint le quota de 300 000 tonnes qui lui a été attribué. Des jeunes pourront encore s’installer, la filière offrant encore des possibilités d’installation a ceux qui auront la chance de disposer ou de trouver du foncier encore disponible à un prix abordable, l’écoulement de leur production étant assuré.
Dans l’île où les grandes propriétés appartiennent à quelques grandes familles, le foncier agricole est rare et cher. L’empiétement des zones urbaines sur les terrains à vocation agricole, le jeune non-propriétaire qui désire s’installer rencontre des grosses difficultés à trouver un outil de travail en achat ou en location.

En conséquence, en dehors d’une production cannière à l’écoulement assuré, mais qui montre ses limites quant au revenu qu’elle procure beaucoup de petites exploitations péricliteraient sans les aides de l’Etats. Les nouveaux producteurs devront faire preuve d’initiative et d’audace en recherchant à mettre, dans un premier temps sur le marché local des produits nouveaux à bonne valeur ajoutée nécessitant des surfaces plus petites et sortant de l’ordinaire et viser à terme l’exportation. Les secteurs du maraîchage et de la floriculture en pleine croissance devraient contribuer à cette mutation.
Certains ont déjà expérimenté avec succès ces types de production (Raisin de table, Fraises, Champignons, Légume longtemps).

Les perspectives d avenir.

 L’avenir, a mon avis est dans la recherche d’innovation et de diversification des productions parfois couplées à des activités para-agricoles comme la transformation des produits très prises par la population locale et par des touristes à la recherche de goûts nouveaux et exotiques.Avec une production fruitière abondante, d’autres pistes pourraient être prospectées nécessitant la mise en œuvre de moyens plus lourds dépassant le cadre de la production agricole traditionnelle et la compétence de l’agriculteur. Il s’agirait par exemple de la transformation des produits fruitiers en jus de fruit et en concentrés.Le marché local est restreint, des signes de saturation se manifestent (surproduction fruitière, surproduction de légumes à certaines période). Les jeunes qui désirent s’installer devront faire preuve d’initiative pour mieux produire au bon moment de manière à satisfaire sur l’année les besoins des consommateurs locaux.
En ce qui concerne les produits de maraîchage, la culture sous abri et en hors sol devrait contribuer à cet objectif.
La diversité de nos climats devrait les inciter et les pousser vers des cultures à bonne valeur ajoutée en contre saison par rapport aux producteurs européens.

Source :www.explorateur974.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

copyright : J.D Explorateur du Monde
Ville de Trois-Bassins

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