ABDEL KRIM :L'exil doré

 

La petite commune de Trois Bassins éloignée du bout du monde, à travers ses rares moment de vie intense peut prétendre d’avoir accueilli, celui qui mena la vie dur à l’armée française en Afrique du Nord durant les année 20 :

ABD’EL KRIM.

Ce séjour peu connu, affleuré dans les récits et évité même dans les traditions orales marqua la localité.Accompagné de toute sa famille,  il foule le sol de notre île la même année et est  installé à Château Morange à Saint Denis. L’exile doré commence alors.

Mais quelques années plus tard, en 1940-41, pour des raisons obscures il est envoyer à Trois Bassins. Dés son arrivé, la vie du village s’anime. Ce seigneur riche entouré de tant de femmes surprend.

Accueilli favorablement, il s’installe sur une grande propriété bâtie d’une superbe maison créole. Peu après la Grande Ravine acheté à monsieur WILLMAN. Cette dernière prend alors le nom «de propriété marocaine » et fait vivre cinq colons qui cultivaient la canne à sucre et le géranium.

Parlant le français, le marocain et le créole, il était très réservé, peu ouvert quoique curieux, contrairement à ses fils qui très vite se mêlèrent aux gens du coin et surtout pas de meilleur réputation.

Toujours coiffé d’un turban, d’une «grande robe », aux petit soin de ses femmes. Il acceptait d’être parlé (même par ses colon) que sur audience demandée au moin une semaine à l’avance. Il tenait lui-même à s’informer  de l’état de sa propriété, ne pouvant compter sur ses héritiers trop occupés à courtiser les demoiselles.  

Ses coutumes et sa richesse marqueront tout ce qui l’ont approché :

  •      Si le désir lui prenait de mettre à sa table une poule, il ne la faisait jamais déplumer mais écorcher
  •  
  •     Chaques semaines, il faisait tuer le bœuf, acheter à un éleveur et le bénissait d’abord de ses prières
  •      Alors que l’on est en guerre, en pleine disette à cause du blocus, il fait distribuer à ses femmes du tissus aux gens de la région, les plus démunis (tissus prélevé de leur garde robe relativement fourni).
  •   Strict avec ses enfants, il ne les laissait pas sortir. Ces derniers alors se sauvaient par les fenêtres pour aller soient boire, jouer ou danser. C’était à ces moments débauche de pièces d’or de leur part dans tout le village, pièce d’or utilisées à boire, à jouer au cartes au Touring hôtel  ou à côtoyer des femmes aux mœurs légères.

 Histoire du  protectorat français au Maroc.

   Le 30 mars 1912, le sultan reconnut le protectorat français. La convention de Fès attribuait également à l'Espagne la zone septentrionale et le territoire d'Ifni. Une longue période de pacification du pays s'ouvrit, sous la conduite de Lyautey. Marrakech fut occupée en septembre 1912, et Agadir l'année suivante. Jusqu'en 1925, Lyautey, résident général, s'efforça de mener une politique respectueuse des habitants marocains et travailla à valoriser le pays, lequel fut doté de routes, de voies ferrées et de ports. Mais le Rif fut ébranlé, de 1921 à 1926, par la révolte d'Abd el-Krim, qui ne fut matée que par une alliance franco-espagnole conduite par Pétain.

Le Haut-Atlas ne fut soumis officiellement qu'en 1934. La vallée du Draa et les oasis du sud restèrent encore longtemps en état de dissidence larvée.

En 1930, la France, qui souhaitait mettre en place une administration plus directe, telle que celle qui existait en Algérie, tenta de désarmer les Berbères en publiant le «dahir berbère!» qui reconnaissait leur spécificité (langue, lois coutumières) par rapport à l'administration arabe. Ce texte entraîna la première réaction nationaliste des milieux arabisés, qui accusèrent la France de vouloir diviser le pays pour mieux asseoir son autorité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

copyright : J.D Explorateur du Monde
Ville de Trois-Bassins

Créez votre badge